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Les cotisations ne sont rien d’autre que le miroir des prestations

« Les engagements ont été pris : le coût de cette réforme va être absorbé par l’augmentation naturelle des coûts des complémentaires » indiquait Agnès Buzyn à la presse en marge de l’examen du PLFSS et de la mise en œuvre du 100 % Santé.

Nous ne pouvons que souscrire à la définition de la Ministre des Solidarités et de la Santé. Mais encore faut-il s’entendre sur ce qu’est « une augmentation naturelle des coûts des complémentaires ». Pour les mutuelles, c’est transparent : les cotisations sont le miroir du niveau des prestations.

« Dans cette logique, si les pouvoirs publics prennent des décisions qui impliquent une progression des dépenses que les mutuelles prennent en charge, les effets sur les cotisations ne peuvent être évités. Rien que de plus naturel » indique Philippe Mixe, président de la Fnim

Le débat sur le 100 % Santé a aussi été l’occasion, pour nombre de responsables politiques, d’évoquer les frais de gestion des organismes complémentaires. Nous devons leur rappeler que, si progression il y a, les décisions publiques ne sont pas étrangères à l’affaire : accumulation de taxes, accroissement des contraintes administratives, mise en place de procédures parfois redondantes et souvent inadaptées à la taille des organismes sont à la source de surcoûts dont les mutuelles auraient bien fait l’économie, pour le bien de leurs adhérents.