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Glaucome : quand consulter ?

Mal aux yeux et vue altérée
La grande majorité des glaucomes sont silencieux, il n’y a pas de signes particuliers qui peuvent alerter la personne qui en est porteuse (sauf pour la crise aiguë de fermeture de l’angle, voir chapitre correspondant).
Le fait d’avoir mal aux yeux ou de ressentir une gêne oculaire n’est donc pas synonyme de glaucome. Par contre, lors de la consultation effectuée pour ces signes, un glaucome peut être découvert fortuitement. C’est là tout l’intérêt de la visite auprès d’un ophtalmologiste qui est le seul capable de dire si l’on est porteur d’un glaucome ou pas.
La baisse de la vue peut avoir de causes multiples, mais rarement les glaucomes aboutissent à une diminution de la vue, sauf aux stades très tardifs où la vision est altérée.

Pression oculaire élevée ou normale
Une pression oculaire élevée n’est pas synonyme de glaucome (voir chapitre correspondant). En effet, on peut présenter une pression oculaire élevée (c’est-à-dire supérieure à 21 mm de mercure) sans glaucome (c’est-à-dire sans atteinte du nerf optique ni du champ visuel), il s’agit alors du cadre large des hypertonies oculaires.
A l’inverse, environ 30% à 40% des glaucomes surviennent chez des personnes dont la pression oculaire est inférieure à 21 mm de mercure, on parle alors de glaucome à pression normale.

Les tests génétiques
Quelques gènes ont été identifiés dans différentes formes de glaucomes. Leur reconnaissance n’est pas de pratique courante. Ils n’ont d’intérêt que dans des cas bien particuliers : certains glaucomes congénitaux, et les glaucomes familiaux survenant chez les sujets jeunes.
Cependant, être porteur d’un gène anormal ne veut pas dire que la maladie est présente à chaque fois, car d’autres facteurs interviennent également. Le risque de présenter la maladie est plus élevé mais pas systématique.

Les moyens de dépister le glaucome
Seuls, l’examen de la tête du nerf optique (la papille optique) et du champ visuel permettent de dépister les glaucomes.
Ces examens peuvent être délégués par des assistants des ophtalmologistes comme les orthoptistes par exemple en réalisant des photographies de la papille et des relevés de champ visuel. Cependant, l’interprétation des résultats ne peut être accomplie que par un médecin ophtalmologiste.
La mesure de la pression oculaire est un examen de dépistage insuffisant si elle n’est pas associée aux autres examens de la vision et du nerf optique, car elle ne permet pas de dépister les glaucomes à pression normale.
Cependant, aujourd’hui aucun examen n’est parfait pour le dépistage, c’est pourquoi il faut en associer plusieurs, le champ visuel et l’examen de la papille optique.

Fréquence de dépistage
Dépister toute une population au hasard est illusoire et très coûteux. Il faut donc cibler les sujets à risque qui sont :
• Les personnes de plus de 40 ans
En effet, la fréquence des glaucomes augmente avec l’âge. La visite chez l’ophtalmologiste pour le début de la presbytie (difficultés à lire de près) qui débute habituellement après 40 ans est un bon moyen pour dépister un éventuel glaucome. Ensuite la fréquence des visites est variable d’un sujet à l’autre, environ tous les cinq ans.
• Les personnes qui ont des cas de glaucomes dans leur famille
Quel que soit le niveau de parenté, parents oncle et tante, frères et sœurs, enfants, le risque de glaucome est très augmenté dans ces cas. On estime en effet qu’il existe chez environ 30% des glaucomateux des cas familiaux identiques. Ce sont chez ces personnes que le dépistage est le plus efficace quel que soit l’âge.

Source :
Société française du glaucome, http://www.leglaucome.fr/consulter/les-examens