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La vaccination obligatoire : pour quoi faire ?

La vaccination permet de protéger chacun d’entre nous contre les différents microbes à l’origine de maladies infectieuses potentiellement graves et qui, pour certaines, ne peuvent être traitées de façon efficace.

Se faire vacciner enfant et à l’âge adulte, c’est éviter beaucoup de maladies infectieuses pour soi et pour les autres. Certains vaccins sont remboursés par l’Assurance Maladie sur prescription médicale.

Un nouveau calendrier des vaccinations : plus de simplicité pour une meilleure protection

Chaque année, le calendrier des vaccinations, publié par le ministère chargé de la santé après avis du Haut Conseil de la santé publique, fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge.

Le calendrier des vaccinations 2013 a introduit une simplification importante de la vaccination pour tous, nourrissons, enfants, adolescents et adultes, notamment :

  • Moins d’injections pour tout le monde
- Pour les nourrissons, la primovaccination se fait avec une injection en moins : deux doses de vaccin espacées de deux mois et un rappel, au lieu de trois doses de vaccin et un rappel.
  • Pour les enfants et les adolescents, une injection en moins : le rappel de vaccination entre 16 et 18 ans contre le diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (dTP) est supprimé.
  • Pour les adultes, des rappels de vaccination dTP à âge fixe : 25 ans - 45 ans - 65 ans, puis tous les 10 ans à partir de 65 ans.

En 2014 : le nombre de doses nécessaires à la vaccination contre les Infections à papillomavirus humains des jeunes filles âgées de 11 à 14 ans est réduit de trois à deux doses.

Pour plus d’informations, faites le point avec votre médecin traitant et consultez le calendrier simplifié des vaccinations 2014, disponible ci-dessous en téléchargement.

À noter : le calendrier des vaccinations 2014 a été publié le 22 avril 2014 et est disponible sur le site du ministère de la Santé (voir « Sites utiles » ci-contre).

Mettre ses vaccins à jour tout au long de sa vie

Il est indispensable de mettre ses vaccins à jour tout au long de sa vie pour être protégé efficacement et durablement. En effet, de nombreux vaccins nécessitent des rappels réguliers pour être efficaces, notamment ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (dTP).

Faites le point régulièrement avec votre médecin traitant et n’oubliez pas de faire inscrire vos vaccinations dans votre carnet de vaccination (ou dans le carnet de santé pour les enfants).

Vos vaccins ne sont pas à jour ? 
Pour le rattrapage des vaccinations en retard, il n’est pas nécessaire de tout recommencer, il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue.

Pour le conseil constitutionnel, la vaccination obligatoire pour les enfants contre la diphtérie, la polio et le tétanos n’est pas contraire à la loi fondamentale. Mais il est temps de la remettre en cause, estiment plusieurs experts.

Le refus de faire vacciner leur fille contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite a valu à des parents de l’Yonne de comparaître pour maltraitance devant le tribunal correctionnel d’Auxerre.

Certains vaccins resteront obligatoires, du moins pour l’instant. Le Conseil constitutionnel a tranché ce vendredi après avoir été saisi par l’avocat d’une famille qui refusait de faire vacciner leur fille de trois ans contre le DTP (le vaccin DTP, diphtérie-poliomyélite-tétanos). La France est l’un des seuls pays européens, avec l’Italie et la Belgique, qui impose au moins un vaccin aux enfants.
Mais, « la fin de la vaccination obligatoire est inéluctable », juge Daniel Floret [1], président du Comité technique des vaccinations (CTV). D’ailleurs, pour lui, la vaccination imposée contre le DTP a peu d’intérêt, notamment parce que « les pays qui laissent le choix aux parents ont un taux de couverture vaccinale à peu près similaire au nôtre ».

« Cela fait plusieurs années que l’on se pose la question du maintien de l’obligation », souligne pour sa part François Vié Le Sage, pédiatre [2] expert d’Infovac. « Imposer certains vaccins et en recommander d’autres établit une hiérarchie qui n’a pas lieu d’être. Aujourd’hui, les vaccins contre la coqueluche, le pneumocoque ou la rougeole, sont seulementrecommandés alors que ces maladies posent plus de problèmes de santé que la polio, la diphtérie et le tétanos ! »

Du grain à moudre pour les anti-vaccins ?

Alors que la méfiance de la population face aux vaccins est passée de 10% en 2005 à 40% en 2010, d’après l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, laisser le choix aux parents n’est-il pas dangereux ? « Au contraire », juge le Dr Floret, « plus on met de contraintes, plus on excite les anti-vaccins ! Il y a aussi beaucoup de gens qui sont simplement hésitants, mais dans la mesure où les médecins sont transparents et font de la pédagogie, on peut les convaincre. » Le Dr Vié le Sage, insiste lui aussi sur la nécessité d’informer. « Il faut rappeler que les vaccins ont un intérêt individuel et collectif. »

Et battre en brèche les idées reçues sur leur dangerosité. « Aucune étude épidémiologique n’a permis d’établir un lien de cause à effet entre la vaccination contre l’hépatite B et le papillomavirus (Gardasil, ndlr) et la sclérose en plaques. En revanche, il a été prouvé qu’avec le vaccin Pandemrix contre l’épidémie de grippe H1N1 en 2009, les cas de narcolepsie ont augmenté. »

Ce pédiatre se réjouit que les Sages n’aient pas jugé l’obligation vaccinale anticonstitutionnelle. « Cette actualité à le mérite de rouvrir le débat mais ce dernier doit être scientifique et la décision doit revenir au ministère de la Santé. »

* Les Dr Floret et Vié Le Sage sont également membres de la Société française de pédiatrie. Le Dr Vié Le Sage est aussi responsable du groupe vaccinologie à l’Afpa (Association française de pédiatrie ambulatoire)

[1Les Dr Floret et Vié Le Sage sont également membres de la Société française de pédiatrie.

[2Le Dr Vié Le Sage est aussi responsable du groupe vaccinologie à l’Afpa (Association française de pédiatrie ambulatoire)

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