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La Mutualité ne peut plus se satisfaire de laxisme

 

Depuis de longs mois, les activités de nos mutuelles subissent de nombreuses attaques qui nous interrogent sur le devenir du mouvement mutualiste dans son ensemble.
Face à cela, quelles sont les réponses concrètes du mouvement mutualiste ? On les recherche vainement dans les actes de la FNMF, qui préfère pousser, de manière à peine voilée, à des regroupements forcés voire contre-nature.
L’épisode de la loi de financement de la sécurité sociale et la volonté de mettre en place un nouveau dispositif spécifique de contrats complémentaires santé pour les personnes âgées de plus de 65 ans a donné à la FNMF une nouvelle occasion de montrer à tous combien elle ne voulait ou ne pouvait pas agir pour la défense des mutuelles.
Après un premier accueil, non officiel, plutôt favorable de la première version du désormais fameux article 21, il a fallu cinq jours pour que l’on assiste à une opposition au texte. Et pendant la quinzaine qui a suivi, les prises de position se sont faites de plus en plus virulentes. Pour aboutir à quoi ? A un texte qui se révèle moins pire que le premier, mais qui reste toujours pire. Et qui a reçu l’agrément sans nuances de la FNMF.
Certaines mutuelles de cette fédération n’ont pas manqué de marquer leur étonnement devant un tel revirement. Une telle attitude interroge sur le véritable sens à donner à la vie fédérale en mutualité.
Après l’ACS, non seulement l’action de la FNIM a permis d’écarter le risque que seule une poignée d’opérateurs soit retenue, mais nous sommes allés plus loin en construisant la seule offre mutualiste fédérale laissant toute leur autonomie et indépendance aux mutuelles.
Devant les contraintes de plus en plus fortes imposées aux mutuelles, qui a apporté des réponses concrètes en développant des services permettant aux structures de taille moyenne d’accéder à des solutions que d’aucuns pensent inaccessibles en dehors des regroupements ? Encore la FNIM qui a mis en place l’UGM Opéra, elle aussi ouverte à toutes les mutuelles sans exclusive ni condition.
Qui s’oppose à Solvabilité II ? La seule FNIM, qui milite pour la non application aux mutuelles de ces règles nées pour le monde de l’assurance commerciale.
Nous avons considéré que le rôle d’une Fédération mutualiste ne devait pas se limiter aux paroles, qu’il devait se traduire par des actes concrets.
Le rôle d’une Fédération mutualiste n’est pas de se faire endormir par les propos des plus hautes autorités de l’Etat qui, à peine descendues d’une tribune où elles sont venues galvaniser l’indispensable action du mouvement mutualiste, s’empressent de mettre à mal l’existence même de ces mutuelles de proximité qui font vivre l’ensemble du mouvement.
Nous ne considérons pas que la plus-value sociale du mouvement mutualiste doive servir de bannière morale à une poignée de structures qui deviennent, peu à peu, de simples et pâles copies des sociétés d’assurances. Nous considérons au contraire que l’essence même du mutualisme est de permettre au plus grand nombre de jouer un véritable rôle dans son devenir, en faisant vivre de véritables relations de proximité au sein de mutuelles qui restent la construction de femmes et d’hommes désireux d’avoir d’autres réponses que celles proposées par le marché de l’assurance.

Meilleurs voeux pour 2016, avec la FNIM...

Philippe Mixe
Président de la Fnim

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